Pub

Art-of-CLX

J'écoute : Madonna - "Now I'm Following You (Part 2) > "DICK! That's an interesting name!"
Je regarde : le livre d'illustres se terminer... E N F I N !
Je lis : le quatrième volume de "Hypérion", de Dan Simmons > vraiment haletante, cette fin !
Je joue : à "GTA 4" sur 360 > juste la tuerie annoncée, dans tous les sens du terme, le jeu vaut ne serait-ce que pour les sensations de conduites excellentes et la tonne de véhicules pour en profiter !
Je mange : des moules frites entre animateurs.
Je bois : du café. Beaucoup (trop).
Je cite : Róisín : "... Don't try to pretend to... look Surprised!"
Je pense : que l'Avenir me sourit. Et je le lui rends bien. :-D
Je rêve : d'avoir un agent. Bon, ben continue de rêver, Cyr !
(mis à jour lundi 30 juin 2008 à 22:48)

27/11/2007

27/11/07 - 23:00

"Est-ce qui si on l'avait fait ?"


Je dois bien avouer que le très rafraîchissant dernier tube en date de Vanessa Paradis, lourdement marketée par M, trotte beaucoup dans ma tête & se joue fréquemment dans mes oreilles.

Et surtout : les paroles me parlent.

Elles m'évoquent ces situations qu'on a toutes & tous connu. Juste le temps d'un tout premier regard. Au détour d'un couloir, dans le bureau voisin, à la machine à café, dans les couloirs du lycée, dans le troquet qu'on fréquente, le métro pris tous les matins...
Un échange visuel, arbitraire, inattendu, inespéré ; l'attention, les sens qui s'éveillent au maximum, cette brusque montée d'adrénaline ; le regard insistant juste quelques secondes de plus, juste quelques secondes de trop. Celles qui prouvent qu'on est accrochés.

Alors, chaque jour, chaque semaine, au moment-clé où l'on sait que l'on va croiser l'autre, quand la porte s'ouvre, au coin de l'avenue, en allant saluer tel groupe de collègues... le coeur qui bat à la chamade, les pensées qui fusent, les fantasmes de l'instant qui se déchaînent.
N'importe quelle occasion est trop belle, on finit par enfin se dire bonjour, se parler un peu, parler de la pluie & du beau temps. La jouissive douceur d'une conversation totalement banale, juste pour être avec ; pour être "ensemble". La banalité des mots échangés qui contrastent tant avec le volcan des émotions que l'on cache en cet instant même. Ce sourire de politesse retenue qui devient si indécent de plaisir quand on lui tourne le dos.
Chaque fois, le même manège. Comme une constante, une évidence, un métronome qui rythme le quotidien de son pic de sensations délicieusement intimes et tues. Chaque fois, les mêmes attitudes, les mêmes propos, la même retenue. L'interdit d'aller plus loin, quand en soi les fantasmes dépassent l'entendement.
Chaque fois.




Et finalement, le temps aidant, les destinées se décroisent, les routes se divisent, aussi simplement qu'elles se sont jointes, un jour. On quitte ses camarades de lycée, de jeu, ses collègues, son quartier. Parce qu'on déménage, on va étudier ailleurs, on change de carrière, on change de vie. Aussi aisément que l'on dit au revoir aux autres, ce fameux adieu poli, on lui adresse les mêmes phrases, le même sourire, le même regard de circonstance.
Mais... quelques secondes de plus. Les quelques secondes qui nous diront encore, s'il le fallait, qu'il y avait bel & bien une connection des sentiments partagée, nourrie, chérie... laissée.

Et si on l'avait fait ? Si on avait franchi le pas ? Si on l'avait pris à part, si on s'était déclaré, si on était allé dans le sens de ces sentiments brûlants ?
Et si on l'avait fait ? Si on avait consommé cette passion tue, secrète, personnelle ?
Et si on l'avait fait ? Si on avait couché ensemble ? Et si on avait fait l'Amour ?
Et si on l'avait fait ? Si on s'était aimés ?

Et si on l'avait fait... est-ce qu'on se ferait le même effet ? Aurait-on continué de brûler discrètement dans les yeux de l'autre, aurait-on ressenti ce désir intense et pourtant si secret ? Pour combien de temps encore ?

Jamais nous n'aurons la réponse. Tout juste un sentiment, une intuition, une extrapolation.

Si on l'avait fait, on ne se serait plus fait le même effet. Celui encore ressenti dans les souvenirs inédits des quelques moments, des quelques échanges, des quelques regards partagés tout au long de ces situations du quotidien répétitif & routinier.

"Chaque fois..."

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.