“A toutes celles que je n’ai pas versées.”
Cela fait deux jours que je pleure sans arrêt. C’est un peu comme si mon être pleurait tous ces moments où il fut bouleversé, ému, ou triste... moments où il n’a, curieusement, jamais versé une larme, si peu.
Je n’ai jamais autant pleuré de ma vie, je ne comprends pas. Les gens que je croise dans la rue, ailleurs, les collègues de studio, les copains… certains me dévisagent avec compassion ou étonnement, d'autres s'inquiètent, excessivement, à mon sens. Je ne dois pas avoir la tête à ça, décidément.
Je suis tout le temps à tenter d’éponger les rivières en crue ; j’ai les yeux bouffis, douloureux, injectés d’un rouge sang ; des double-cernes atroces me défigurent et me font mal. Je n’ai jamais eu une sale gueule pareille.
Le plus ironique, pour une fois que l’ironie me sied, c’est que je ne me suis pas senti aussi bien dans ma peau, dans ma vie, depuis un an, voire des années, je ne sais plus. A bien y réfléchir, c’est excessivement drôle, pour moi, dans tous les sens du terme. Alors je prends cette crise aiguë de conjonctive, ou d’allergie, qui sait, plutôt bien et je prends ma webcam à témoin.
Bon et oui, ok, arrêtez de me pousser, je vais finir par y aller, chez ce putain de médecin…

01/02/06 - 22:40
Pffffffffffff tu m'as fait peur !
fred30ans