###déconnexion###
Il regardait l’écran, comme à l’accoutumée. Comme à son accoutumance, à son addiction, à sa folie passive. Attentif, à l’affût, en quête. Il scrutait, il cherchait, il espionnait. Il vivait pour, par, et au travers de. Il gardait contact, pensait-il, malgré la distance, l’absence, la rupture. Seul, face à cet objet inerte, glacé, vide, tel le pitoyable miroir de lui-même. Seul.
Ce soir-là, il y eu quelque chose d’inhabituel, d’inattendu, d’inédit. Un éclair blanc, violent, instantané, qui laissa place au noir, au néant, au silence. L’écran s’était tu. Il ne livrait plus ses secrets, ses évidences, ses traces. Ses illusions.
Il voyait alors le véritable reflet de son visage, humain, charnel, vivant, dans la mire ténébreuse, impassible, morte. Il se voyait lui, enfin.
Il se vit en devenir. Il vit le reflet de la porte, derrière lui.
L’issue.

Note : l’illustration est la dernière case de l’ultime planche de la BD manga achevée à l’été 1996. Je me souviens… ce fut une expérience... enthousiasmante.
24/11/05 - 10:01
Mais que voilà une vision bien prometteuse pour Lui !
La porte, s'en rapprocher d'un bond ou bien à pas plus lent, selon.
Effacer la résistance du pêne par une rotation du poignet ou une action verticale de haut en bas sur la poignée, selon l'époque de celle-ci.
Et se retrouver dehors, au grand air, par un geste énergique ou plus souple, en fonction de son état d'esprit et/ou de la vétusté de l'huisserie, c'est selon...
Mais quels qu'en soient les modes opératoires, se retrouver dehors au grand air : le grand air de la Vie !
rv37