Art-of-CLX

J'écoute : Depeche Mode - "Behind the Wheel" (Shep Pettibone remix) > le meilleur remix du groupe, et ça date de mon adolescence (Jesus!).
Je regarde : "BattleStar Galactica", saison 3 en DVD > c'est la meilleure série de SF de tous les Temps !!!
Je lis : le premier volume de "L'eveil d'Endymion", de Dan Simmons > dernière partie de cette longue saga, ça sent bon les révélations & l'action intense. Miam !
Je joue : un peu à la DS, "Arkanoid" & "Space Invaders Extreme". En effet, il est extrême, les doigts ne tiennent pas longtemps...
Je mange : des croque Cyril entre amis, ce n'est pas ma meilleure recette pour rien !
Je bois : du vin rouge.
Je cite : Sharleen: "You can Say what You Want."
Je pense : trop. Et je n'agis pas assez. Un bon coup de pied au Q, peut-être ?!
Je rêve : d'états unis.
(mis à jour lundi 25 août 2008 à 21:54)

23/08/2005

23/08/05 - 18:11

"ça va ?"

Ok. Alors je vais faire un (long) article sur le sujet, histoire de cracher un peu ce qui me torpille à l’intérieur, et accessoirement de répondre à la-dite question. Je ne supporte plus que l’on vienne me la poser, me l’écrire, cette question et ses variantes. Elle vient la plupart du temps comme mécanique, comme formule de politesse, d’usage et nombre de ceux qui la posent se tamponnent royalement de la réponse. J’ai des pulsions ces derniers temps, j’ai comme une envie d’éclater ceux qui me la posent. Quand elle vient sincèrement et de personnes qui connaissent un temps soit peu ma situation, elle sonne comme le glas… que vais-je répondre ? Je suis sincère, ou je suis poli, pour ne pas mettre mal à l’aise ? Je fais comme d’hab’, je masque le truc ? Mais ça se voit tellement que ça va mal, on ne cesse de me le dire... ça se lit sur ma gueule, dans mes mots, mon ton, mes humeurs, mes yeux, mes actes… ras-le-bol : je vais répondre ici à cette fichue question et ma réponse sera désormais dans ce journal, basta.
Comment je vais ?
Je vais comme un mec qui, il y a trois petits mois de ça, a dû tirer un trait sur onze ans de vie commune avec l’homme qu’il avait réellement envisagé comme étant l’Homme de sa Vie. Je vais comme un mec qui a pris quelques affaires, ses ordis, de quoi dessiner, pour monter sur Paris et squatter chez différents amis, sans domicile fixe, sans attaches, en laissant derrière lui tous les biens en commun, la maison, la bagnole, les animaux, en attendant de pouvoir se retrouver lui-même et de voir comment gérer ce passé, une fois le présent reconstruit.
Je vais comme un mec qui, depuis, cherche un boulot dans sa branche, fixe, avec un salaire suffisant pour vivre à Paris et des garanties afin de pouvoir se prendre un appart meublé, être enfin chez soi, ne plus avoir à faire chier ses amis, à quémander de l’aide, à être dépendant de qui et de quoique ce soit.
Je vais comme un mec qui, sans le chercher, a rencontré quelqu’un qui lui a fait redécouvrir qu’il avait une libido, des sentiments, une sensualité, des besoins physiques, tendres, extrêmes, surpuissants, démesurés. Je vais comme un mec dont l’ex a fait une tentative de suicide aussitôt qu’il a découvert cela, après avoir fouillé dans ses affaires persos, et qui en a réchappé de justesse, alors que, oui, il voulait vraiment crever. Je vais comme un mec qui a vu la beauté de la relation naissante avec cet inconnu, le premier depuis 11 ans, depuis cet ex suicidaire, se muter en un fiasco monumental, édifié sous le sceau de l’incompréhension, des malentendus et de l’ironie des événements, des sentiments et de son ex, à lui aussi.
Je vais comme le type qui a appris dans la foulée que l’ancien mec de sa Vie, qui a donc voulu se tuer *par Amour*, a entretenu au moins une relation avec un autre, virtuelle, depuis un an. Comme quoi, TOUT finit par se savoir, mais la souffrance est déjà telle que ça ne fait même pas plus mal…
Je vais comme un mec qui depuis ces trois dernières semaines n’arrive plus à surmonter tout ça, qui se dit que ça fait vraiment BEAUCOUP pour une seule personne en aussi peu de temps, comme quelqu’un qui a perdu le cap, à qui on a brisé les ailes, si difficilement déployées. Je vais comme un type qui s’est retrouvé noyé sous un flot de rage, de haine et de sentiments tellement négatifs, si loin de lui, qu’il se retrouve pétri de tout et de son contraire, du bon et du mauvais, incapable de discerner correctement les choses, d’appréhender les événements et les gens de manière rationnelle.
Je vais comme un homme qui s’est perdu, qui a pris tout son élan pour aller de l’avant le plus vite possible et qui a atterri au milieu de nulle part. Et ce, alors qu’il est, paradoxalement, entouré de gens, il est dans un lieu familier, amical, mais il ne comprend plus ces personnes, cette Vie, les amis, les copains, sa mère, il ne se comprend surtout plus lui-même, il en vient à se prendre la tête avec rien, avec tout, avec eux, avec elle, avec lui, avec qui ?
Je vais comme un mec tellement bouleversé, meurtri, en quête d’il ne sait même plus quoi, ni comment, qu’il ne sait plus comment agir, comment ramer, comment nager. Un pauvre type dont l’humeur est si changeante au fil des heures de chaque foutue journée que ça le crève et qu’il n’ose plus faire un pas vers qui que ce soit, quoique ce soit. Je vais comme un gars qui se dit qu’il vaut mieux s’isoler pendant un moment, ne plus communiquer, ne plus irradier à ce point son mal être afin de préserver les autres et les quelques relations qui lui restent.
Je vais comme un type dont l’esprit et le cœur sont tellement tordus et torturés qu’ils incarnent malgré eux les bourreaux d’un corps qui flanche et se vide de jour en jour, de nuit en nuit, malade, faible, inutile.
Je vais comme un créatif à la ramasse, qui n’arrive plus à rien faire de bien, qui dessine sans conviction, sans vie, sans inspiration, mais par nécessité, comme un mec qui se doit de bosser, de trouver du boulot, mais qui n’a le goût à rien, qui n’est intéressé par aucune offre qu’il trouve quand il arrive à se décider d’en chercher.
Je vais comme un mec qui n’arrive absolument pas à verser une larme alors que cela serait la meilleure chose à faire quand on en arrive à être aussi pathétique… en être réduit à écrire pareil article et le poster. Je vais comme un mec qui voudrait qu’on le frappe pour qu’il pleure, qu’il vomisse enfin cette merde, qu’on le baffe pour qu’il se réveille de ce cauchemar, qu’on lui fasse mal encore et toujours, mais physiquement cette fois, pour que cessent enfin ses souffrances intérieures… mais y a-t-il des douleurs physiques aussi insupportables ?!?

Je vais surtout comme un mec qui ne va pas rester à s’apitoyer sur son pauvre sort, puisqu’il y a bien plus grave en ce Monde. Comme un Homme qui veut garder la tête haute, déterminé à s’en sortir et qui de toute façon n’a pas le choix : crever sur place à tourner en rond, fixé sur son passé, son présent pourris. Ou bien TOUT entreprendre, malgré l’ironie du Sort, de cet enculé de Destin, du Temps qu’il se devrait de prendre, mais qui ne passe JAMAIS assez VITE, tout entreprendre malgré les obstacles, malgré les gens, pour continuer à avancer coûte que coûte. Alors j’avance. Seul. Mais j’avance.

D’autres questions ?

commentaires

23/08/05 - 18:17

est ce que tu baises ?

23/08/05 - 18:22

De ce que je ressens de ton post, tant que ta colère et ta haine vis à vis de ton ex ne te passera pas, tu n'avanceras pas.
Je me trompe peut être mais je le sens ainsi.
Il va te falloir du temps....
Je ne vais pas en écrire plus car dans ces situations, on est toujours trop mielleux et je risque de t'agacer.

Donc, je te souhaite juste bon courage et te fais un poutou !

;-)

23/08/05 - 18:23

Je n'ai pas vécu ce que tu as vécu. Mais j'ai dans ma petie vie des hauts et des bas. Mais il y a toujours la petite étincelle qui te donne envie de continuer. Il y a 2 jours j'étais plutôt mal et ce soir çà va. Plus j'avance et plus je m'apercois que c'est le détail ressenti qui fait qu'on aime continuer la vie. Ce n'est pas toujours évident, mais on le trouve.

23/08/05 - 18:23

Qu'est ce que tu cherches ? (comment tu auras eu les plus classiques)
Vide ton sac, ça soulage ! Personne n'est obligé de porter sa croix tout seul, à condition qu'il accepte aussi te tendre la main aux autres...assez de martyres !

23/08/05 - 18:24

"... On pense trop l'amour quand on le vit. Pourquoi vouloir le raisonner alors que par essence il est irraisonnable. "Capable de vaincre mais non de vivre dans sa victoire, que peut-il appeler sinon la mort"... -Malraux-. Nous ne serons jamais heureux. Mais heureux ne veut rien dire. Alors nous ne serons jamais satisfaits. Ceux qui prétendent l'être se mentent à eux-mêmes. Nous ne reviendrons jamais totalement là d'où nous sommes sortis. Le jumeau, nous ne le rencontrerons jamais. Nous le savons. Mais nous le cherchons. Nous nous butons. Nous nous cognons. Nous nous déchirons tant dans l'attente que dans l'étreinte. Nous tombons de haut, à chaque fois, jouissance, puis de nouveau l'escalade, Nous frôlons, devinons, séduisons, caressons, approchons, dénudons. "Nous nous brûlons" ; billet aller-retour de tout amour, un désir en pure perte.
Corps qui se butent, qui se traquent, qui s'interrogent, se regardent, s'empoignent, tout le monde et toute histoire du monde en deux êtres et un seul instant. Plus rien alors ne coûte ni n'importe. L'un contre l'autre. Etreinte. Espoir fou qui nous tente et devant lequel nous ne sommes plus rien de convenu. Le corps, terrain de l'esprit, jamais nous ne l'investirons vraiment, ni le nôtre, ni celui de l'autre.
Alors on se dit que c'est fini. On gomme l'autre mais il est là. Il se tient, se terre, surtout dans ce qui n'est pas visible. On passe devant un restaurant, la terrasse d'un café, un cinéma et on se souvient ; l'autre est là, on le revoit, il nous sourit, il rit, facéties, ou bien il se tait et vous regarde étrangement. On se dit c'est finit et ça ne fait que continuer, s'insinuer, la mémoire se lézarde, tout croule de partout... Jeu de quilles, un être peut faire tomber l'autre sans tomber lui-même. Et l'autre parfois ne se relève pas. Il roule dans un coin.
Souvent je me dis que ne se rencontrent que ceux qui ne peuvent rien l'un pour l'autre, ceux qui sont séparés d'avance. Peut-être faudrait-il tout réapprendre, tout reprendre au tout début de tout, avec l'autre, pour trouver une mesure commune. Se lire et s'écouter dans l'autre, oublier, jusqu'à sa propre histoire.
Si j'étais vraiment cynique, je dirais que les histoires d'amour, ou plutôt les histoires amoureuses n'ont de touchant que l'échec dont elles sont tissées d'emblée. Car l'autre nous désempare. Il lui suffit de jouer un peu pour nous désarmer. Il y a toujours un deuil en nous qu'on ne doit pas laisser paraître. On se sent tout grignoté du dedans, rongé si cela est vraiment grave mais la nature humaine est incroyable...
La passion nous tue puis elle nous fait renaître."

C'est bien peu de choses et je n'ose t'appeler pour boire un verre et essayer de te changer les idées.

23/08/05 - 18:25

Au fait, j'avais reçu cette lettre d'un mai alor que j'étais ds ta situation, ça m'avait apaisé. Keep in touch

23/08/05 - 18:25

*ami alors

23/08/05 - 18:35

Commence par réalisé l'existance de chaque problème un par un ! ;) Et puis ne te tracasse pas pour tes amis si ils sont pret a t'aidé c'est qu'il le veullent bien ....

On a tous des douleurs et on peut toujours les surmonté si on le beut réellement ..... c'est a toi de faire ton choix, et si jamais ça te parais dure demande a tes amis de t'aider. Je suis pas le mieux placé pour t'aidé sur ce genre de sujet mais si tu veux un coup de main de ma part tu peux déja te dire que je ne refuserais pas ......

23/08/05 - 18:53

Je refuse de juger et d'apprécier ton post. Je souhaite qu'il est un effet et un seul : t'aider à y voir clair et à avancer...

23/08/05 - 18:57

Tout comme Nezo je me refuse de juger tout post ... et je te dis Courage !!!! :)

Keep the faith

23/08/05 - 20:08

Bravo à toi pour avoir sorti tout ça, ça montre que tu ne veux pas te faire bouffer. Je pense que tu es sur la bonne voie, mais c'est juste "a matter of time" ;-)

23/08/05 - 20:09

Je voulais juste dire que j'aime bien tes dessins (et que tu es très miam :o)

23/08/05 - 20:14

la vie est une chienne et ça tout le monde le sait.
et c'est pour ça qu'il faut lui faire face, la regarder sans baisser les yeux pour ne pas lui donner raison, ne pas lui montrer que ses coups de pute peuvent nous mettre a terre.
si vraiment tu as la rage, alors ecrit la, dessine la et balance la une bonne fois pour toute.
sort de ta cage et va au squash te defouler, sortir cette violence qui est en toi.
enfuis toi une journée, seul, et va gueuler toute la merde que t'as en toi.
reveil toi un matin en te disant que pour une fois, tu va etre Egoiste et ne t'occuper que de toi, de ton bien etre.
la vie est comme un roman que tu ecrit, si tu ne fais que relire le meme passage encore et encore, tu n'avancera jamais.
meme si la vie est une chienne, elle est aussi la plus belle chose que nous possedons. les obstacles qu'elle place sur notre chemin sont là pour etre surmontés et en ressortir la tete haute
c'est tout ce que je te souhaite ......

23/08/05 - 21:02

Tu voudrais pleurer et tu n'y arrives pas. Et c'est vrai ke chaque larme versée débarrasse l'esprit de fardeaux pesants. Comme le dit petitgarsparis, tant ke tu auras la haine et la colère tu n'y arriveras pas, non, seule la tristesse te fera pleurer. Mais il fô s'autoriser à être triste, ça ne peut arriver k'en se relâchant, k'en lachant prise. On ne s'accorde pas à être triste parce qu'on veut être fort et lutter. Arrête de lutter, si la paix n'est pas possible (pour le moment) pardonne.
Te confier à celles et ceux ki sont proches de toi n'est pas déshonnorant, tu ne sollicites pas de la pitié. Et ce texte ke tu postes est déjà un grand pas. Bon courage pour ton cœur, bonne chance pour ton taff.

23/08/05 - 23:51

lu , juste un mot : Parle , autorise toi a te confier a tes amis , a ta famille .........
laisse ta rage,ta colere,ta haine,ta tristesse à sortir
courage

24/08/05 - 00:02

Que dire de plus, hormis d'approuver les commentaires. Sinon aussi de m'excuser de t'avoir posé la question fatidique et non pas par politesse mais pour faire connaissance. Je ne peux pas me mettre dans ta situation par mon manque de vécu mais je tâche de te comprendre.
Relève toi et gagne, tu en as la volonté en plus.

24/08/05 - 04:33

Juste une question :
à part ca, ca va ?

24/08/05 - 11:11

Laisse le temps faire son affaire...
Donne toi les moyens de virer tout ca.

La...

24/08/05 - 19:51

Byz ByZoux p'tit CLX !!!

25/08/05 - 19:05

A celles et ceux qui ne l’ont pas compris, le problème n’est pas de demander "ça va ?", le problème vient de celui à qui on le demande, le problème, c’est celui qu’on interroge, c’est-à-dire MOI. Ce n’est pas aux autres de s’excuser de poser la question, c’est à moi de m’excuser de ne plus savoir y répondre.

Ce texte m’est en réalité destiné : il sonne comme le second bilan, celui des trois derniers mois, celui du début foireux de ma vie de célibataire. Avec le peu de recul que j’ai de ces mots bruts, le but recherché est vraisemblablement de jeter tous ces événements d’un bloc, de toutes mes forces et de toutes mes tripes.

Ce, afin que je les regarde en face une bonne fois pour toutes et que je me tourne vers la suite qui ne pourra être, c’est évident, que bien meilleure.

25/08/05 - 19:25

amen... b(-.^ )

quand t'auras tout jeter, oublie pas de sortir la poubelle (^.^;)

23/10/07 - 21:44

j'ai lu tout ton blog.....tu es un mec extra, à mon age c'est difficile de connaitre quelqun d'aussi jeune qui a cette capacite - presque litteraire - de lire au fond de ses sentiments.
On nous ensigne en psyclogie que l'individu ne doit jamais confondre l'intime, le privè et le public, pour ne pas exploser comme une bulle....tout doit rester dans l'ordre de la discretion personnelle et tu, avec ton ecriture- moyenne -donne de la couleur à ta souffrance, de la tristesse à ta beautè.
Je suis un homme mur, j'aurai envie d'expliquer toute la malaise de mes ans perdus.
Bravo

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