Art-of-CLX

J'écoute : Sade - "Soldier of Love" > La constance et la magie de cette artiste me fascinent au plus haut point.
Je regarde : les projets 2010 prendre forment dans ma tête, certains devraient se concrétiser.
Je lis : "Une Guerre Victorieuse et Brève" de David Weber > J'ai repris avec délectation le cycle de "Honor Harrington" avec la ferme intention de continuer cette très longue saga SF jusqu'à la plus récente parution.
Je joue : à "Mass Effect" sur PC > Oui, le 2 est sorti, ça me motive pour reprendre le 1. Je comprends pas que je l'ai lâché d'ailleurs, mais y a tellement de bons jeux, faut avouer...
Je mange : des pâtes italiennes par un italien, yum yum!
Je bois : thé/café/tisane, trio de breuvages chaleureux en ces intempéries chaotiques.
Je cite : Sophie: "Make Me a Dancer!"
Je pense : que 2010 a mal démarré, mais j'ai su inverser la tendance, avec l'aide des proches.
Je rêve : d'une (r)évolution. Bon, ben faut se bouger, quoi !
(mis à jour mardi 23 février 2010 à 23:39)

30/11/2005

30/11/05 - 19:17

"Le comble de l'Aut'cruche !" )#1(

L'aut'cruche !

En ces temps de Grippe Aviaire, même le plus stupide des volatiles veut se mettre à l'abri...

Je me souviens : une série de 7 épisodes que j'avais développée y a un paquet d'années (1997 ?), sans objectif de publication précis, un petit délire perso. Chaque illustre présente la même situation : une autruche qui s'est plantée la tête pour se protéger... sans succès.
A suivre... ^^

27/11/2005

27/11/05 - 17:57

L’appât du Groin !

*Geeeek!*


Dédicace à mes potes de jeux : j’ai trouvé de quoi mettre sa branlée à Pika Pika, un personnage secret que je vais m’empresser de proposer à Nintendo pour le prochain Smash Bros. : le Pigeek !
Au programme : l'attaque du Groin-massue ; le cri de la truie en rut qui tue ; et surtout un combo spécial avec la queue en tire-bouchon… Pyram, compte les abattis de ton Pikachu !!! :-D

C’était une illustre pour le site "lafraise" qui vend des tee-shirts personnalisés avec les dessins et concepts des internautes. Je me souviens, c’était en juin 2004, je n’avais rien d’autres à glander, mon client principal avait coulé et je démarchais comme un dératé pour trouver de quoi continuer à être illustrateur freelance.

22/11/2005

22/11/05 - 21:35

###déconnexion###

Il regardait l’écran, comme à l’accoutumée. Comme à son accoutumance, à son addiction, à sa folie passive. Attentif, à l’affût, en quête. Il scrutait, il cherchait, il espionnait. Il vivait pour, par, et au travers de. Il gardait contact, pensait-il, malgré la distance, l’absence, la rupture. Seul, face à cet objet inerte, glacé, vide, tel le pitoyable miroir de lui-même. Seul.

Ce soir-là, il y eu quelque chose d’inhabituel, d’inattendu, d’inédit. Un éclair blanc, violent, instantané, qui laissa place au noir, au néant, au silence. L’écran s’était tu. Il ne livrait plus ses secrets, ses évidences, ses traces. Ses illusions.
Il voyait alors le véritable reflet de son visage, humain, charnel, vivant, dans la mire ténébreuse, impassible, morte. Il se voyait lui, enfin.
Il se vit en devenir. Il vit le reflet de la porte, derrière lui.

L’issue.


###déconnexion###


Note : l’illustration est la dernière case de l’ultime planche de la BD manga achevée à l’été 1996. Je me souviens… ce fut une expérience... enthousiasmante.

19/11/2005

19/11/05 - 23:21

*Le Combattant*

J’étais présent, ce jour . Le jour où il s’est arrêté. Malgré l’élan, malgré la motivation, la vocation, l’envie. Il titubait, il souffrait, alors que ces énergies le traversaient encore, vacillantes, mais toujours présentes, brûlantes. Et puis, je le vis tourner la tête, sans peur, étrangement, étranger. Il se mit à regarder derrière. Le chemin parcouru. C’était l’heure du bilan. Là, il se rendit compte : il s’était bien battu. Il avait cravaché, il avait cru, il avait voulu, il avait fait, il avait défait, il avait refait. Non sans erreurs, non sans maladresses, souvent plus grosses que lui. Mais il avait fait, il avait été, il avait vécu.

Et ensuite, il fronça les sourcils. Il réalisait ce qu’il avait traversé. Le nombre de personnes qui se sont dressées le long d’un chemin tout tracé. Les obstacles, toujours plus nombreux, toujours à la chaîne. Et ces gens, et ces événements, et ce Destin, absolu, fatal, immuable… et ces choix. Mais en sont-ils vraiment, des choix ? Lui, il avait sciemment choisi de ne pas lâcher le morceau. Jamais. Il avait choisi de se battre, il avait choisi de prendre les commandes, de mener la barque, envers et contre tout ce et tous ceux qui osaient prétendre, montrer, démontrer, faire le contraire, défaire, opposer, détruire, repousser, limiter.
Reste qu’il a perdu. Oui, c’est aussi ça, s’arrêter : constater. Car cet élan, cette motivation, cela masquait une peur irrépressible de voir que, malgré le beau et long combat… il est possible de perdre. Là est la force du bilan, en lui-même : là, c’est être courageux : arrêter d’avoir ce soit-disant courage. Cette rage. Maintenant, il regarde… et il découvre qu’il n’a pas réussi. Il contemple l’échec dans toute sa splendeur.

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Enfin, je le vois se tourner vers moi. Il sourit, malgré la douleur. Il me regarde, les yeux embués, les lèvres sèches, éclatées. Il articule des mots, maladroitement. Il me parle. Le temps des remerciements est venu. Merci de lui avoir permis d’en apprendre autant sur lui-même. Merci de lui avoir montré qu’il ne suffit pas d’en vouloir, dans tous les sens du terme, pour parvenir en un seul morceau à la suite de son aventure. Merci d’avoir tant mis à l’épreuve et au défi, d’avoir fait croire à l’impossible, puis au possible, pour arriver au néant, pour l’anéantir, et pour ne pas y être parvenu, finalement.
Merci d’avoir montré ce que c’est d’être un Battant. Merci d’avoir montré, dans la foulée, ce que c’est d’être aussi Con de vouloir se battre contre tous. Ses ennemis, ses amis, ses proches, les autres, l’autre, lui-même. Se battre contre tout : le temps, la destinée, la fatalité et leur ironique immobilité. Et ce, afin de n’aboutir à rien. A rien de ce qu’il comptait obtenir, achever, construire, forger. Aimer.
Merci d’avoir fait de lui un Combattant.

Je le regarde. Alors qu’il semble un peu perdu, hagard, résigné, je lui souris à mon tour. Je le caresse des yeux, je le rassure. Je le guide. Tourne la tête dans l’autre sens, le Combattant. Reprends ta route, désormais. Reprends ces rennes que tu n’as su mener comme il fallait. Reprends ton combat. Il est tien, et personne n’aura su te le retirer. Cesse de croire en la Victoire : on ne se bat pas pour gagner, tu sais. On se bat, on souffre, on sourit parfois, on pleure un peu, on aime aussi, parce que c’est ainsi que l’on trace son chemin, le Combattant. Jusqu’au bout, c’est ainsi que tu vivras et que tu survivras.

En combattant.


Thanks for making me a Fighter.

16/11/2005

16/11/05 - 19:57

Les écrits, les clichés, les dessins restent. Eux.

J’aurais voulu me prendre au jeu du "Je me souviens". Et puis, j’ai dit "je n’ai pas de mémoire ! Je me rappelle difficilement des événements passés et la plupart du temps ce sont les moments sombres, négatifs, qui ressurgissent…".
Alors que je suis affairé à une recherche d’illustres dans mes archives, je me prends à un autre jeu, celui de tomber sur d’innombrables souvenirs matériels du passé. Croquis, BD, illustrations, photos, textes, courriers, moult choses qui remontent à quelques mois comme à plusieurs années.
Et si je me souvenais, moi aussi ? Mais pas comme les autres, avec mes moyens à moi : avec ce que j’ai produit, en ces époques, sans regret, sans honte, de ces traits maladroits, de ces proportions ratées, de ces couleurs atroces… et surtout, sans honte des sujets, des supports, des gens à qui se réfèrent ces morceaux de vie.

Début 1994. Tu as été ce qu’on appelle si vulgairement une relation *tampon*, dans laquelle je me suis jeté pour fuir le deuil insupportable d’une Histoire passionnelle. Tu m’as donné des photos de toi, j’ai été envoûté par une série de trois clichés pris alors que tu sortais d’un tabac.
C’était bientôt ton anniversaire, j’ai voulu te faire un cadeau unique, de mes mains. Tu en as été choqué, tu l’as refusé. Je n’ai pas compris, j’ai cru que ce portrait t’apparaissait complètement raté et j’avais accepté cette idée, ne m’étant jamais estimé doué dans cet exercice. En fait, c’était tout autre chose : je t’ai fait peur, c’était tout connement *trop*. Ce présent unique l’aura effectivement été : je n’ai plus fait le portrait de quelqu’un de proche par la suite. Peu de temps après, nous sommes des ex, nous n’aurons plus aucun contact. Jamais.
Tu vois, ton portrait se souvient, lui.

Eric

07/11/2005

07/11/05 - 19:01

*Ex-Rated*

*Ex-Rated*


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///// Extrême /// Excitation /////////////////////////////////////////
//////////// Extraordinaire /////////// Exaltation ///
///////////////////////////// Exubérance / Expérimentations //////
/// Expiration ///////////////////// Explications //////////////
/ Exclusion ///////////////////////////////////////////// Exhortation //
////////////////// Expulsion ///////////////////////////////////////////// Ex /
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