27/08/2005Baiser euphorique...
Flatte de ta couleur lumineuse et translucide mes yeux embués. Approche lentement et frôle ma bouche. Porte-toi délicatement à ces lèvres tremblantes, entre-ouvertes. Presse cette chair sensible et fais-lui goûter tes délices. Donne-moi le frisson de la température glacée, noie cette cavité offerte, avide de toi et de tes secrets. Pénètre en ce corps, fraye-toi un chemin tout tracé et inonde-le de tes myriades de bulles et d’arômes.
Comble ce vide de ton euphorisante bienveillance, entre en mon sein, entre en mon sang, franchis les canaux qui te séparent de ces organes. Brûle ce cœur faible afin d’éteindre ses ardeurs vaines, ravage de tes effluves ce cerveau à la dérive. Endors l’esprit, apaise l’âme, rends-lui le sourire, fais-la rire, laisse-la oublier… et caresse-la d’une nouvelle gorgée.
Reviens à mes pupilles dilatées. J’aime admirer les nuances de tes reflets, j’aime effleurer ta forme rigide, j’aime m’abreuver à ton liquide. Viens plus près. Encore. Je n’ai plus peur. Embrasse-moi à nouveau. 26/08/200525/08/2005Les Chroniques de Nimo - I-12Machinalement, comme guidé par une force dont il ne prenait même pas conscience, il était à nouveau remonté au niveau de la chambre. Il avait encore des choses à ranger, fermer la maison, s’occuper de la vaisselle du repas qu’il avait pris, seul. Il restait là, dans l’embrasure de la porte, le regard porté sur le lit défait, les draps en désordre, les oreillers aux formes chaotiques, comme si des corps y avaient combattu pendant des heures.
Il semblait comme hypnotisé par ces tissus torturés, dessinant un camaïeu de blancs infini au gré des plis, des revers, des ombres et lumières offertes par le seul éclairage de la nuit tombante. Imperceptiblement, il avait franchi les quelques pas qui le séparaient du bord. Nimo se sentit basculer. Son corps s’étala entièrement, écrasant le matelas de tout son poids et de toute la hauteur d’où il se laissait choir. Ses bras s’étaient ouverts de toute leur envergure, en croix, comme pour embrasser, enlacer, prendre de tout son être ce qui avait envahi son esprit depuis de longues minutes. Et alors qu’il rebondissait au gré des amortissements du tissu moelleux, il enfouissait sa tête au sein même du lit. Il plongeait son visage au plus profond, se frottait, tiraillait de sa barbe les fibres qu’il caressait de ses joues, de son menton, de son front, de son nez. Il humait les odeurs, les senteurs masculines, physiques, brutes, fortes. Les odeurs de l’Amour. Les siennes, bien sûr, mais surtout, enfin, à nouveau, celles de l’autre, celui avec qui il avait pu passer une nuit. Il respirait son parfum, il lui semblait retrouver un rien de lui, mais qui faisait rejaillir tant de sensations. Ce seul sens en émoi venait faire écho à ses souvenirs fiévreux, à cette plénitude, lui revenant bien plus intensément encore. Ses doigts s’étaient crispés. Ses mains, ses bras, ses membres, son corps entier caressaient le drap avec un tel déchaînement qu’on aurait cru qu’ils cherchaient à le déchiqueter, comme pour lui arracher encore plus de ces senteurs, toujours plus de celui qui emplissait tout son corps, toute sa tête, tout…
Nimo regardait le plafond. Il faisait nuit noire. Il se rendit compte qu’il s’était enlacé, qu’il se caressait, se serrait lui-même depuis... depuis combien de temps au juste ? Quelle importance. Il allait se lever, faire rapidement les choses futiles qui lui restaient à accomplir et il reviendrait ici, il replongerait avec délice, avec envie, avec passion. Il allait passer la nuit, non plus seul, mais avec les réminiscences de lui, de ce qu’ils furent à deux, toujours ces odeurs et puis sa présence, entêtante. Non, cette nuit, il ne dormirait pas seul, en définitive. Encore une étreinte. Il souriait. 23/08/2005"ça va ?"Ok. Alors je vais faire un (long) article sur le sujet, histoire de cracher un peu ce qui me torpille à l’intérieur, et accessoirement de répondre à la-dite question. Je ne supporte plus que l’on vienne me la poser, me l’écrire, cette question et ses variantes. Elle vient la plupart du temps comme mécanique, comme formule de politesse, d’usage et nombre de ceux qui la posent se tamponnent royalement de la réponse. J’ai des pulsions ces derniers temps, j’ai comme une envie d’éclater ceux qui me la posent. Quand elle vient sincèrement et de personnes qui connaissent un temps soit peu ma situation, elle sonne comme le glas… que vais-je répondre ? Je suis sincère, ou je suis poli, pour ne pas mettre mal à l’aise ? Je fais comme d’hab’, je masque le truc ? Mais ça se voit tellement que ça va mal, on ne cesse de me le dire... ça se lit sur ma gueule, dans mes mots, mon ton, mes humeurs, mes yeux, mes actes… ras-le-bol : je vais répondre ici à cette fichue question et ma réponse sera désormais dans ce journal, basta.
Comment je vais ?
Je vais comme un mec qui, il y a trois petits mois de ça, a dû tirer un trait sur onze ans de vie commune avec l’homme qu’il avait réellement envisagé comme étant l’Homme de sa Vie. Je vais comme un mec qui a pris quelques affaires, ses ordis, de quoi dessiner, pour monter sur Paris et squatter chez différents amis, sans domicile fixe, sans attaches, en laissant derrière lui tous les biens en commun, la maison, la bagnole, les animaux, en attendant de pouvoir se retrouver lui-même et de voir comment gérer ce passé, une fois le présent reconstruit.
Je vais comme un mec qui, depuis, cherche un boulot dans sa branche, fixe, avec un salaire suffisant pour vivre à Paris et des garanties afin de pouvoir se prendre un appart meublé, être enfin chez soi, ne plus avoir à faire chier ses amis, à quémander de l’aide, à être dépendant de qui et de quoique ce soit.
Je vais comme un mec qui, sans le chercher, a rencontré quelqu’un qui lui a fait redécouvrir qu’il avait une libido, des sentiments, une sensualité, des besoins physiques, tendres, extrêmes, surpuissants, démesurés. Je vais comme un mec dont l’ex a fait une tentative de suicide aussitôt qu’il a découvert cela, après avoir fouillé dans ses affaires persos, et qui en a réchappé de justesse, alors que, oui, il voulait vraiment crever. Je vais comme un mec qui a vu la beauté de la relation naissante avec cet inconnu, le premier depuis 11 ans, depuis cet ex suicidaire, se muter en un fiasco monumental, édifié sous le sceau de l’incompréhension, des malentendus et de l’ironie des événements, des sentiments et de son ex, à lui aussi.
Je vais comme le type qui a appris dans la foulée que l’ancien mec de sa Vie, qui a donc voulu se tuer *par Amour*, a entretenu au moins une relation avec un autre, virtuelle, depuis un an. Comme quoi, TOUT finit par se savoir, mais la souffrance est déjà telle que ça ne fait même pas plus mal…
Je vais comme un mec qui depuis ces trois dernières semaines n’arrive plus à surmonter tout ça, qui se dit que ça fait vraiment BEAUCOUP pour une seule personne en aussi peu de temps, comme quelqu’un qui a perdu le cap, à qui on a brisé les ailes, si difficilement déployées. Je vais comme un type qui s’est retrouvé noyé sous un flot de rage, de haine et de sentiments tellement négatifs, si loin de lui, qu’il se retrouve pétri de tout et de son contraire, du bon et du mauvais, incapable de discerner correctement les choses, d’appréhender les événements et les gens de manière rationnelle.
Je vais comme un homme qui s’est perdu, qui a pris tout son élan pour aller de l’avant le plus vite possible et qui a atterri au milieu de nulle part. Et ce, alors qu’il est, paradoxalement, entouré de gens, il est dans un lieu familier, amical, mais il ne comprend plus ces personnes, cette Vie, les amis, les copains, sa mère, il ne se comprend surtout plus lui-même, il en vient à se prendre la tête avec rien, avec tout, avec eux, avec elle, avec lui, avec qui ?
Je vais comme un mec tellement bouleversé, meurtri, en quête d’il ne sait même plus quoi, ni comment, qu’il ne sait plus comment agir, comment ramer, comment nager. Un pauvre type dont l’humeur est si changeante au fil des heures de chaque foutue journée que ça le crève et qu’il n’ose plus faire un pas vers qui que ce soit, quoique ce soit. Je vais comme un gars qui se dit qu’il vaut mieux s’isoler pendant un moment, ne plus communiquer, ne plus irradier à ce point son mal être afin de préserver les autres et les quelques relations qui lui restent.
Je vais comme un type dont l’esprit et le cœur sont tellement tordus et torturés qu’ils incarnent malgré eux les bourreaux d’un corps qui flanche et se vide de jour en jour, de nuit en nuit, malade, faible, inutile.
Je vais comme un créatif à la ramasse, qui n’arrive plus à rien faire de bien, qui dessine sans conviction, sans vie, sans inspiration, mais par nécessité, comme un mec qui se doit de bosser, de trouver du boulot, mais qui n’a le goût à rien, qui n’est intéressé par aucune offre qu’il trouve quand il arrive à se décider d’en chercher.
Je vais comme un mec qui n’arrive absolument pas à verser une larme alors que cela serait la meilleure chose à faire quand on en arrive à être aussi pathétique… en être réduit à écrire pareil article et le poster. Je vais comme un mec qui voudrait qu’on le frappe pour qu’il pleure, qu’il vomisse enfin cette merde, qu’on le baffe pour qu’il se réveille de ce cauchemar, qu’on lui fasse mal encore et toujours, mais physiquement cette fois, pour que cessent enfin ses souffrances intérieures… mais y a-t-il des douleurs physiques aussi insupportables ?!?
Je vais surtout comme un mec qui ne va pas rester à s’apitoyer sur son pauvre sort, puisqu’il y a bien plus grave en ce Monde. Comme un Homme qui veut garder la tête haute, déterminé à s’en sortir et qui de toute façon n’a pas le choix : crever sur place à tourner en rond, fixé sur son passé, son présent pourris. Ou bien TOUT entreprendre, malgré l’ironie du Sort, de cet enculé de Destin, du Temps qu’il se devrait de prendre, mais qui ne passe JAMAIS assez VITE, tout entreprendre malgré les obstacles, malgré les gens, pour continuer à avancer coûte que coûte. Alors j’avance. Seul. Mais j’avance.
D’autres questions ? 22/08/2005La toute Première.
Mon Journal est, bien malgré lui, devenu le reflet de mon Fort intérieur et très concrètement, j’avoue ne pas réussir à redresser la barre, dans le sens revenir à la ligne *éditoriale* à laquelle il aspirait à l’origine. Mais peu importe... il est en quelque sorte le reflet de celui que je suis à l'instant t.
Reste que je me dois de dresser le bilan de ma toute première Expo, qui sait, la seule, et autant l’avouer : je n’en attendais pas grand chose. Il s’agissait simplement de concrétiser un début de carrière d’illustrateur gay, puisque je me suis spécialisé dans ce *genre* depuis à peine 1 an et demi. Or, il s’avère que j’ai eu pas mal de petites ventes de reproductions, merci ENCORE au passage aux GAiennes et GAiens qui m’ont soutenu d’une façon ou d’une autre.
Globalement, il n’y a eu que peu d’échos dans les média gays français, rien d’anormal à cela. Par contre, à la rentrée, deux surprises majeures : la BD "Jeth’s Club" devrait être publiée en version française dans "Garçons Magazine" ; et le magazine "Plug" consacre un article et des interviews à trois artistes gays, dont moi. Oui, forcément, je suis à la fois surpris et très très content.
Cependant, le bilan à dresser va plus loin. Cette Expo et l’ensemble des choses qui s’y sont déroulées en amont, comme en aval, auront conforté mon instinct et mon assurance en tant que créatif. Même avec la trentaine, on peut demeurer toujours aussi mal assuré, pas à sa place, pas doué, pas assez ceci, pas vraiment cela, pas celui qu’il faut.
Le vrai point positif, à la fois à titre d’Artiste et d’individu, enfin j'espère, c’est que je suis Cyrilius et que je ne m’en suis jamais aussi bien porté. 19/08/2005Ironie !J’aimerais tant pouvoir regarder l’Ironie en face et lui rire au nez ! Et lui cracher à la gueule, parce qu’ elle est quand même une belle salope !! Et ni elle, ni aucun événement, ni aucun temps, ou durée, ou foutu Destin et encore moins une quelconque personne au Monde ne changera celui que je suis et les sentiments qui m’animent, pas plus que les beaux moments passés et les êtres chéris.
Alors OUI je te ris à la face, car tu n’arriveras JAMAIS à salir ce qui a été, ce qui aurait pu être, ce qui aurait DU être et le peu qui est, finalement. Je l’Aime, j’Aime, et tu ne pourras rien y changer. 16/08/2005Supplique au Corps.Tu le portes, tu le supportes, tu nous trahis, tu es malade, tu es malsain. Tu convulses, tu trembles, tu sues, tu te cognes, tu te blesses, tu nous blesses. Il t’empêche de te reposer, il n’arrive pas à te faire récupérer, nous ne dormons plus. Chaque matin le malaise est plus grand et je sens parfois que tu n’es plus prêt à le dépasser. Il ne prend pas soin de toi, pas plus que moi, il ne t’aime pas. Ta souffrance est mienne et ta torture ne fait qu’empirer celle qui nous ronge. Je sais que tu voudrais qu’il soit autre, que l’on nous sépare à jamais et que tu te porterais mieux. Peut-être.
Si nous ne marchons pas ensemble, personne ne marchera pour nous. Si tu ne tiens plus les chocs, personne ne pourra encaisser. Il encaisse déjà tant, encore et toujours. N’oublie pas que je ne peux compter que sur toi, si tu lâches, nous ne serons finalement plus. Et si moi je te lâche. Alors serre-moi aussi fort que tu le peux. Et pardonne-moi.
11/08/2005Evidence.
1995-1997, ma période inspirée du style Manga. J'ai produit pour un gratuit gay du sud de la France une bande dessinée de science-fiction de 16 pages, à raison d'une planche par quinzaine.
Le personnage principal avait été l'objet de multiples recherches, croquis de postures, d'expressions. Celle-ci n'a pas servi. Je me rends compte que je n'ai que très peu cherché à rendre ce genre d'expressions. Est-ce parce que j'étais toujours considéré comme un illustrateur plus humoristique ? Ou peut-être plutôt que cela dégage quelque chose qui, si cela me perturbe profondément, peut aussi perturber ceux qui tombent dessus ? Cela n'a jamais été dans mes aspirations, de déclencher des émotions fortes, moins... positives. Tout change. Moi le premier.
J'ai retrouvé ce croquis par hasard hier, je ne l'ai jamais diffusé, je ne pensais pas que je le ferais un jour. Et puis, là, ce soir, il me parle. Il me l'hurle. Et le poster dans ce journal m'est apparu comme une évidence. Tout simplement. 09/08/2005Les Chroniques de Nimo - I-03Cela faisait une bonne heure qu’ils déambulaient au hasard des rues en se parlant. Nimo cherchait un endroit où s’asseoir afin de faire une pause avec lui, d’être plus proche, simplement pouvoir se concentrer sur eux et eux seuls. Il se souvint de la fontaine, pas très loin. A défaut de bancs, si rares dans ce fichu quartier, ils pourraient s’installer sur un petit monument pittoresque. Inconsciemment, Nimo avait accéléré le pas et ils se retrouvèrent bien vite assis sur le rebord en pierre, plutôt glacé malgré cette nuit d’été déjà bien avancée.
Placé à sa gauche, il avait senti tout le corps de l’autre se coller à lui, sa jambe fortement pressée contre la sienne. La posture était venue naturellement, comme si cela avait toujours été, comme si cela devait toujours être, et ce alors qu’ils continuaient inlassablement à converser. Des frissons parcouraient le long de ses membres en contact, remontaient dans son dos. Etait-ce l’émotion, ou bien la fraîcheur de l’air, ou encore le fait d’être au centre de cette place, visibles de tous, ces gens dans les cafés, les véhicules encore nombreux qui circulaient à cette heure tardive ? Nimo n’était pas du genre démonstratif, pas à l’aise en publique. Et pourtant.
Pourtant, la proximité de l’autre, cette intimité toute relative, presque indécente, elle ne l’inquiétait pas outre mesure. Seul ce frissonnement ininterrompu le troublait. Il lui semblait réussir à le lui cacher, mais son émotion était si palpable, il ne le savait que trop. Au détour d’une phrase, il plongea son regard dans le sien, le soutenant, le caressant des yeux, désirant fixer cet instant, ce bonheur. L’autre ne tint pas longtemps, se mit à rougir de plus belle, souriant, riant presque pour masquer ce trouble incontrôlable en détournant la tête, la plongeant vers le sol. Nimo souriait, ne le lâchant pas des yeux, complètement charmé, comme à chaque fois qu’il arrivait à le faire rougir. Il était si beau, la carapace envolée, anéantie, l’espace d’un instant.
Le sujet de la conversation avait alors changé : ils s’amusaient mutuellement à ce jeu de séduction tout en retenue et en gêne réciproque. Apprendre à se connaître, se découvrir en s’apprivoisant, chaque minute était un pas de plus, un défi relevé, une étape franchie. Nimo était littéralement tendu vers lui, les mains dans le vide, agitées et expressives, suivant ce dont il parlait. Sans la voir venir, il sentit une chaleur intense, charnelle, lui envahir la main droite, inonder son bras et se propager dans tous ses membres. L’autre avait placé sa paume dans la sienne, caressant le revers avec son pouce. C’était d’une délicatesse étrange, qui s’opposait violemment à l’onde de chaleur émanant de ce geste. Nimo laissa l’instinct agir à sa place et il pressa sa main pour intensifier davantage cette brûlante communion de leurs corps. Un presque rien : deux mains qui se serrent. Un geste de communication banal, usuel, anodin, qui prenait soudainement une valeur sensuelle extrême, inattendue, belle.
Ils s’étaient tus. Le silence lui semblait absolu, il n’entendait plus les sons environnants, ils ne se parlaient plus, ils ne se regardaient plus. Ils étaient fixés sur ces mains caressantes, cette poignée incandescente qui les livrait pour la toute première fois l’un à l’autre. Les minutes s’égrenaient, rien ne semblait plus compter. Ils allaient cependant se quitter bientôt, se dire au revoir avec encore plus d’émotions qu’à l’accoutumée, avec l’envie irrépressible de renouveler leur approche, de la pousser toujours plus loin. Nimo fixait cette main fiévreuse, ondulant dans la sienne. Plus jamais il n’allait considérer une poignée de mains comme avant. 06/08/2005Back to my roots.Pour reprendre enfin le cours normal de ce journal, et franchement beaucoup plus intéressant, à mon sens, je reviens sur une illustre tout juste achevée. Oui oui, c’est bien moi qui l’ai réalisée. Rien à voir avec mes inspirations, mes créas passées, ni même mes techniques graphiques usuelles.
Un ami qui réalise avec une petite équipe des add-ons (des missions supplémentaires) pour le jeu vidéo PC sur la Second Guerre Mondiale "Blitzkrieg" m’a commandé le visuel du menu principal du second jeu à paraître à la rentrée. Il se pourrait qu’il figure aussi sur la boîte du jeu.
Malgré un petit test pas super concluant (pour moi), je suis parti sur une technique que je n’ai plus utilisée depuis des lustres : la mine de plomb, avec un jeu poussé des ombres et lumières (visuel 1). Puis, mise en couleurs via Photoshop (seconde image) et enfin importation dans le jeu, le designer ayant ajouté un filtre vieillissant, genre vieux cliché d’époque, de très bonne augure, mais on ne le voit pas bien ici.
Si je ne savais pas le logo placé indiquant que c’est bien moi l’auteur, j’aurais du mal à le croire. Ce fut un vrai défi, il doit être réussi, puisque les commanditaires en sont ravis. Des fois, c’est cool de s’auto surprendre. ^^
04/08/2005”Don’t give Hate a Chance!” (Jamiroquai)J’ai laissé la Rage, la Colère, la Haine remplir mon cœur et mon âme, j’ai laissé tout l’aspect négatif de mon être m’assombrir, m’isoler, me couper des autres, de ceux qui sont susceptibles de m’aimer, juste un tout petit peu, sincèrement, comme moi j’ai pu aimer, je me suis entièrement donné, abandonné, dévolu à la Haine, cet opposé à l’Amour, son pendant de l’autre côté du Miroir. Je m’y suis cramponné et je lui ai hurlé « Prends-moi, envahis-moi, bouffe-moi, détruis-moi, fais de Moi ton esclave, dévaste tout, tue-moi, ressuscite-moi en un Autre, dur, mauvais, seul, bafoué, trahi, en fuite, en cavale vers un autre horizon, un autre pays, une autre Vie, un autre lui... »
Et puis… NON.
Non, ça n’a pas fonctionné. Ce n’est pas Moi. Non, ce n’est pas de ma faute, NON, je refuse de porter la chapeau, NON, je rejette cet avilissement de ma personne, NON, je ne vais pas payer plus que ce que j’ai déjà payé, NON, je ne vais pas crever sous la Rage, NON, tu ne me feras pas autant de Mal que tu t’en fais à toi-même et que j’ai bien malgré moi dû te faire pour en arriver à de pareilles extrémités. Non, définitivement NON.
Oui, je suis Moi et OUI, je vais Vivre pour Aimer et Aimer pour Vivre puisqu’il s’agit de la seule chose qui me motive et qui sera mon Moteur jusqu’à la fin. Je n’ai que faire du reste, du dessin, de la bouffe, du travail, de l’argent, du matériel, de tout. OUI, je suis ainsi fait, je n’en ai plus peur, OUI, je l’assume jusqu’au bout et peu importe le Monde dans lequel je vis et le Monde qui m’entoure, Oui, je suis MOI.
Oui, j’ai Aimé, j’Aime et j’Aimerai, personne ne m’enlèvera ça, ni vos actes, ni vos mots, ni l’abandon, ni l’indifférence, ni le rejet, ni l’incompréhension, ni les malentendus, ni mes angoisses, ni mes démons. OUI, je suis pétri d’émotions et de sentiments, positifs, bons, purs, simples et OUI, je sais qu’il en sera toujours ainsi, quoiqu’il advienne, jusqu’à ma Mort.
J’Aime, donc je Vis. Et OUI. 02/08/2005Ta Mort face à Ma Vie ?Je n’en peux plus, je vais donc étaler ma vie de merde au grand jour, histoire d’exprimer ce qui me torture, il paraît que GA est aussi thérapeutique, d’après certains membres.
Mon ex, que j’ai quitté il y a deux mois et qui me harcèle depuis, alors que j’essaie de me (re)construire et d’avancer, a fait une tentative de suicide hier qui, cette fois, 9 ans après la première, a bien failli aboutir. Il s’est bien arrangé pour m’en faire baver, limite aux premières loges *grâce* au portable. J’ai fait ce que je pouvais à 250 km de là : appeler sa famille qui n’a jamais rien compris à qui il est vraiment. Ils ont aujourd’hui ENFIN fait appel aux pompiers, au Maire, pour faire ouvrir la maison dont nous sommes proprios et vérifier s’il y était et dans quel état.
Il est désormais pris en charge, il va probablement bénéficier d’une aide psychiatrique, vu qu’il refusait de respirer quand on tentait de le réanimer. Je ne sais pas si j’aurai rapidement des nouvelles, ça a chauffé avec sa mère, puisque je suis bien évidemment tenu pour responsable de cet handicapé de la vie à qui j’ai servi de béquille, de faire valoir et d’assistant pendant 11 ans, à qui j’ai tout donné, tout sacrifié, jusqu’à ma propre personnalité.
Le comble, c’est que c’est moi qui ME croyais un assisté notoire, c’est moi que je croyais fragile et faible, c’est moi qui pensais sincèrement être un handicapé de la vie, des sentiments, déséquilibré au possible.
Avant cet acte, qui est pour moi un traumatisme qui ne m’a pas lâché depuis sa première tentative à laquelle j’ai assisté jusqu’à l’hosto, il a commis une grave erreur : il m’a poignardé dans le dos, en usurpant mon identité et mes mots de passe pour accéder à toutes mes correspondances, mes emails, mes comptes et bien entendu, Gay Attitude.
Je tiens à dire combien je suis désolé à TOUS les membres de GA qui ont donc vu leurs mots destinés à moi et moi seul être espionnés par un tiers, et ensuite être contactés par lui sous sa *vraie* identité sans raison apparente.
Je me sens violé, sali, trahi, je n’ai même pas de mots ASSEZ FORTS pour exprimer la HAINE, la RAGE qui m’anime envers cette personne que j’ai suivi dans tous ses délires, tous ses putains de caprices pour le seul Amour que je lui portais et qui depuis des mois a TOUT FAIT pour m’éloigner, me dégoûter de lui. Il y est éminemment bien parvenu, puisque je suis si sensible et surtout si bêtement manipulable et naïf.
Et alors que je goûtais à peine, tout juste depuis 24h au Bonheur, étant peut-être moi-même… je m’envolais enfin, je me disais que j’étais heureux, que j’allais arriver à faire quelque chose de ma Vie, j’y croyais, voilà qu’il me coupe les ailes, que je me rétame au sol, avili par sa trahison, et abruti par sa TS.
J’en ai pris PLEIN LA GUEULE et je vais là encore m’en prendre plein la gueule, comme d’hab, c’est moi le dindon de la farce, on va TOUT me foutre sur le dos, on va me foutre des bâtons dans les roues, on va me faire payer un max alors que je faisais tout pour le ménager, tranquilliser la rupture, orienter nos sentiments vers de l’Amitié, une nouvelle relation plus saine, oui, moi j’y croyais, éternel naïf, confiant, gentil. TRES CON, c’est ABSOLUMENT CON d’être un vrai gentil, t’as au moins réussi à m’en écoeurer à vie de ma personnalité, de l’être que je suis, et de celui que je pourrais simplement et sincèrement être si le Monde n’était pas rempli de connards mauvais, pourris, malintentionnés. Je suis en COLERE à en CREVER !!!
Puisque tu as tellement lu et relu mon journal, et surtout tout le contenu de mon intimité et de mes dialogues, tu pourras lire ceci : je ne suis pas prêt de te pardonner. Ni de pardonner ma naïveté, mon inconscience, ma Nature.
Ce blog à la con, et le pauvre con qui le tient sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Ne me contactez pas. Navré du dérangement. Jeth's Club épisode 5 - Août 2005
A ceux qui me connaissent, ce sera mon dernier post *habituel*. Un drame est survenu, enfin, survient à l'heure actuelle, je dois l'affronter, le gérer, et seul. Je suis en attente d'une nouvelle capitale qui déterminera mes actions ces prochains jours.
Dédicace perso : "ceci est le dernier sourire que je ne pouvais te donner aujourd'hui lorsque tu es parti."
A tous, je suis navré du contraste aberrant entre l'humour censé se dégager de ce comic strip et mon état immédiat, et à venir. Sachez que si je suis responsable du premier, je ne le suis pas du second, loin de là.
Merci de commenter avant tout la BD, comme certains l'ont fait pour les autres épisodes, ça me réconfortera un peu.  |